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Chapitre 1

Chapitre 1

Chapitre 1

Lorsque le premier bébé rit pour la première fois, son rire se brisa en un million de morceaux,
et ils sautèrent un peu partout. Ce fut l'origine des fées.


James Barrie
Extrait de Peter Pan


« Les plus belles histoires naissent des rencontres les plus inattendues »



«Lally? Lally? Regarde, c'est Papa. Oui, c'est Papa »

Le sourire de Tom était le plus pure qui soit, et il n'en était même pas conscient. Les infirmières qui passaient par là le regardaient avec envie. Oui, un bel homme veuf depuis peu avec un bébé aussi charmant était un bon parti. Certaines s'étaient même renseignées et avaient alors appris qu'il était un avocat émérite. Un avocat sexy, doublé d'un papa meurtri. Le rêve de toute femme, non ?
Pourtant, Tom lui n'avait d'yeux que pour une femme. La femme de sa vie, son bout de Chou, sa fille, Lally.

« Bonjour, Monsieur Trümper, comment vous sentez vous ? »

L'infirmière pris la plaquette accrocher au bas du lit.

« Assez bien pour quitter l'hôpital» tenta-t-il, en vain.

Tom lança un petit sourire charmeur. Peine perdu, elle le rembarra vite fait bien fait avec sa formule magique :

« C'est le docteur qui vois ! » souri-t-elle.

Elle reposa la plaquette après avoir gribouillé quelque chose dessus.

« Vous avez l'air d'aller beaucoup mieux en tout cas. Vous cicatrisez vite. C'est une bonne chose. »

L'infirmière quitta la pièce après un sourire pour Lally, toujours assise sur les genoux de son papa.

« Beuh Daa» grogna Lally gaiment.

« Tu as faim mon c½ur ? Tu veux ton biberon ? »

Tom sourit à sa fille.

« APPELEZ LA SECURITE ! TOUT DE SUITE ! »

Les cris dans le couloir perturbèrent Lally qui se mit à gigoter.

« Chuut, c'n'est rien ma puce... »

Tom serra plus fort sa fille dans ses bras, protecteur. Il leva un sourcil inquiet tout en regardant à travers la vitre intérieure de sa chambre d'où venait tout ce bruit.


« LACHEZ MOI SALE BRUUTE ! » tonna une voix hystérique et pourtant mélodieuse.

« Qu'est ce qui se passe ici ? » La voix chaude et grave du médecin de Tom emplit le couloir, et tous les bruits cessèrent. C'était un homme de carrure imposante avec des cheveux brun courts et de grandes mains faites
pour son métier d'ostéopathe.

« La sécurité arrive Monsieur Berck, on a pris cette...personne en flagrant d'élit de vol ... » grogna une personne, surement pas sur d'elle d'après sa voix, un interne, en déduit Tom.

« Et bien, faite, mais arrêtez d'hurler, vous dérangez tout le service ! »

« Tu vois mon gars, entre nous, c'est toi qui fais l'plus chier » ria la voix hystérique qui hurlait pour qu'on la lâche tout à l'heure.

« Vous, fermez la. »

Puis la porte de la chambre de Tom s'ouvrit. Lui fit semblant de s'occuper de sa fille pour ne pas paraitre
indiscret, ou pire, grosse commère qui épit tout les faits divers de l'hôpital pour les raconter à son voisin de chambre ensuite, comme Tom l'avais déjà vu faire.

« Monsieur Trümper, comment vous sentez vous ? »

« Parfaitement bien » clama Tom avec un sourire angélique, tellement pressé de pouvoir sortir de cet hôpital de malheur.

« Mon collège ma dit qu'au niveau de votre plaie abdominale, vous étiez totalement rétablit, et si je ne remarque rien d'anormal au niveau de votre genoux, je vous laisse sortir dès 14 heure »

Tom sourit de toutes ses dents au médecin et comme si elle avait compris aussi, Lally se mit à gazouiller.

« Chipie va » sourit le médecin en donnant une petite tape affective sur le haut du crane de la petite.

Après quelques examens, il fut convenu que Tom pouvais rentrer chez lui. Après le repas du midi, il prépara donc ses affaires, ainsi que celle de Lally, qui avait été gâté par le personnel infirmier, ému de la situation tragique dans laquelle Tom se trouvait depuis la mort de sa femme, ainsi que par les cadeaux de Georges et d'Elizabeth.

Après avoir signé les derniers papiers de décharge, Tom appela un taxi, Lally confortablement installé dans une poussette prêté par la maternité. Un instant, il sembla croulé sous tous ses paquets rose et vert, pleine de poudre pour bébé, de peluches, de biberons, etcetera...Mais dès que son regard croisait celui de son enfant, il savait qu'il pourrait le faire. Déjà parce qu'il devait le faire, mais aussi parce que cette enfant était le plus beau bébé du monde.

Il sortit attendre dehors le taxi. Le soleil était haut dans le ciel et c'était une très belle journée de juillet. Lally grognait depuis quelques minutes déjà, et Tom ne savait pas très bien s'il devait la prendre dans ses bras ou la laisser. La psychologue qui l'avait suivi lui avait appris qu'il fallait savoir être ferme avec les bébés. Mais d'un autre coté, il ne pouvait se résoudre à la laisser pleurer.

Quand ses gémissements se transformèrent en gros sanglots, il posa son sac et s'approcha du landau :

« Chuut, petit c½ur, Chuut...Papa est là. »

Tom releva la tête quand il entendit les vrombissements d'un véhicule. Le taxi s'avança juste au milieu de la place, à 10 mètres d'ici.

Tom ironisa : Il ne pouvait pas se mettre plus loin encore !

Il allait mettre une éternité à transporter tous ses sacs.

Qu'a cela ne tienne, il s'avança avec la poussette jusqu'au véhicule jaune.

Mais soudain, sortit de nulle part, une sorte de folle furieuse avec des cheveux déviant la gravité traversa la route, s'approchant dangereusement du taxi de Tom.

Quand elle ouvrit la porte, Tom comprit qu'il allait littéralement se faire avoir. Alors il se dépêcha et s'écria :

« HEY ! C'EST MON TAXI ! »

La brune folle se retourna d'un coup et observa Tom de ses petits yeux plissés.

Ce dernier regarda la folle avec effroi. Elle était grande et squelettique, les yeux barbouillé de noir, des piercings, la peau blanche et égratignées à quelques endroits. Elle portait des vêtements étranges que Tom n'avait jamais vus auparavant. Ce genre de look dont vos enfants qui sont en pleine crise d'identité rêvent. Une sorte de jeans très moulant, troué au genou, et un tee-shirt avec une tête de mort. Une ceinture à clou rendait le tout So rebelle. Elle avait tellement de bracelets que cela lui remontait jusqu'à la moitié de l'avant bras. Enfin, ses cheveux étaient un curieux mélange de bombe atomique et d'hérisson.

Une horreur suprême. Tom grimaça, se demandant comment pouvait-on s'habiller aussi mal.

« Qu'est ce que t'as, Connard ? »

Tom sursauta. La voix grave et suave, mélodieuse, était celle de tout à l'heure.

C'était donc Elle...enfin lui, la voix ne laissait aucun doute la dessus, qui avait essayé de voler quelque chose dans l'hôpital, provoquant un scandale et la panique de l'interne qui appela la sécurité.

A y regarder de plus prêt, il avait la taille d'un homme. Son bassin bien trop étroit pour être fait pour la maternité. (Tom avait été très attaché à cela quand le médecin leur avait appris que Maria avait un bassin trop étroit, et qu'il faudrait faire une césarienne...La Femme est faite de façon qu'elle est un bassin assez large pour enfanter. Et ce type, là, avait le corps le plus fin que Tom n'avait jamais vu, ailleurs que dans des défilés Lagerfeld, bien sûr) Et il avait une pomme d'Adam, signe incontestable.


« Mais putain arrête de me mater comme ça là bâtard ! Dégages avec ton môme de Merde ! »

Et alors que le rouge montait aux joues de Tom, le garçon entra dans le taxi et claqua la porte.

Tom avait beau être un homme calme d'apparence, il n'en restait pas moins allergique à l'injustice, ce qui n'était pas illogique, pour un avocat.

Un gout de rage emplit sa gorge. Il était là, en train de se faire insulter par une p'tite racaille, alors qu'il venait de perdre sa femme. Bien sur, il ne l'aurait jamais reconnu, n'ayant pas besoin de la pitié des gens. Mais là, il trouva ça un peu abusé et levant les yeux au ciel, il se demanda si le seigneur n'était pas contre lui.

Pris d'un élan de colère, il lâcha la poussette, et après s'être assuré qu'il pouvait laisser la petite sans craindre que la pente n'emporte le landau (The truc stupide qui arrive dans tous les films), il s'avança vers le taxi qui redémarrait juste.

Il ouvrit la porte à la volé et agrippa le gamin. Ce dernier cria de surprise. Tom l'extirpa en deux trois mouvements et le plaqua contre la voiture, une fois la porte refermée.

« Tu va bien m'écouter p'tit con. Je n'suis pas genre à me plaindre. Mais je viens de réchapper à un accident de voiture qui a couté la vie à ma femme. J'ai la responsabilité d'un bébé de 4 jours à peine. Et ma jambe me fait atrocement souffrir quand je reste trop longtemps debout. Alors tu va me laisser prendre ce putain de taxi que J'AI appelé. Et surtout, tu ne va pas faire d'histoire, parce que tu n'a même pas idée de qui tu as affaire. Entre toi et moi, si on devait se retrouver pour un procès, tu n'aurais pas la moindre chance. Parce que c'est mon métier et que je n'ai pas la moindre compassion pour les voleurs dans ton genre. »

Tom relâcha son emprise et tourna les talons.

Il prit Lally dans ses bras et regarda derrière lui.

Le mec était toujours là. Il semblait à moitié abasourdit. Et en même temps, il avait un air calculateur, ce genre d'air qu'on les avocats qui vont vous sortir une pièce à conviction béton dont vous ne connaissez pas l'existence. C'est à ce moment là que Tom se demanda s'il n'aurait pas mieux fait de laisser son taxi à ce fou furieux.

Oui, il aurait mieux fait de le lui laisser. Mais Tom ne le sais pas encore. Tom pense qu'au pire, l'autre va retourner dans le taxi tandis que Tom est là, près du landau, et disparaitre de sa vie à jamais après un doigt d'honneur et un sourire victorieux, narquois.

Tom ne sait pas que s'aurait mieux valu pour lui...Et que le pire était non pas ce qu'il s'imaginait, mais ce qu'il allait vivre.

« Vous êtes juge ? »

Tom tressaillit. Il s'attendait à tout sauf à ça. Voilà que ce tarré s'intéressait à sa vie. Surement pour mieux l'assassiné ensuite.

« Avocat » répondit-il, sur la défensive.

« Mmh » fit simplement l'autre. Il se gratta la tête, le regard dans le vide. « Et vous travaillez où ? »

Tom était totalement abasourdit. « Pourquoi toutes ces questions ! Vous voulez mon emploi du temps aussi ?
Vous voulez me tuer parce que j'ai refusé de vous laisser mon taxi ! »

Contre toute attente, l'autre rit. Il avait un joli rire, mais cela n'ému pas Tom qui serra encore plus fort dans ses bras sa petite Lally. Il sentait qu'il jouait avec le feu, il sentait que c'était mal et qu'il aurait du être responsable
et partir. Mais les questions de ce gars avait été un revirement de situation.

« Vous tuez ? Je ne suis pas un tueur, monsieur l'avocat. Vous m'avez bien vu ? »

Il écarta les bras et se contempla. C'est vrai qu'il avait tout sauf l'air d'un foutu tueur.

« Alors pourquoi ? » Tom fronçait les sourcils depuis tout à l'heure, méfiant.

« Comme ça. Mon père était avocat. Il travaillait à Manhattan »

Premier mensonge d'une longue liste. L'homme est manipulateur et perfide. Mais Tom ne le sait pas.

« Ah vraiment ? Droit publique ou privé ? »

Le brun aux cheveux explosif sembla réfléchir. « Vous n'avez pas répondu à ma question... »
Tom sourit, surpris du ton enfantin du brun.

« Euh...Ouais. Je travaille aussi à Manhattan. Voilà, j'ai répondu à ta question ?»

« Oui. Bien. » Fit simplement le brun. Il semblait toujours pensif. Puis, comme si une idée de génie venait de lui traverser l'esprit, il releva la tête et s'exclama, enjoué :

« Et si nous partagions ce taxi ? »

Tom trouva que cela était la pire idée qu'il n'avait jamais entendu. Tout ceci semblait être un grotesque piège orchestré contre sa personne.

« Daccord »

Tom se frappa intérieurement d'avoir accepté.

« Bien, bien. » fit simplement le brun.

Tom héla le chauffeur pour qu'il ouvre le coffre du taxi et y plaça le landau tandis que le brun partit chercher le reste des affaires de Tom.

Quand tout fut prêt, il referma le coffre et s'installa derrière, à coté du brun, Lally sur ses genoux.


« Au faite, comment vous appelez vous ? »



« Kaulitz. Bill Kaulitz. »





Alors é_è ?

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# Posté le vendredi 01 mai 2009 15:25

« Article précédent : NOUVELLE FICTION =DD