Pour Toi, p'tite Femme, en Exclusivité Exclusive =D
PROLOGUE
La vie de Tom Trümper sembla tracée dès sa naissance. Brillant élève, il alla étudier à Harvard, épousa une sublime et intelligente femme, vivat heureux. Il avait 28 ans, des yeux bruns, des allures de Basketteurs avec ses cheveux mi-longs rassemblés en petites tresses, un joli sourire, un trou prêt de la lèvre, vestige d'une adolescence rebelle. Un piercing avait trôné là dix ans durant, avant que sa femme l'oblige à grandir, coupant ses dreads et relayant son bijou au stade de Souvenirs. Il ne lui en voulait pas. Non, car elle avait tout à fait raison. Tom devait grandir, parce qu'il allait devoir montrer l'exemple. Il allait devoir être un homme, un père pour cet embryon dans les profondeurs du ventre arrondi de son épouse. Ils avaient déjà décidé de l'appeler Martin si c'était un garçon, ou Lally si c'était une fille. Et puis, qu'importe le nom, rien que d'imaginer pouvoir bientôt porté son enfant, sa chair et son sang, le c½ur de Tom faisait des bonds.
Maria, sa femme, prenait des formes, vomissait tous les matins, grognait pour un oui ou pour un non, mangeait tout les pains d'épices du petit panier d'osier ramené par Madame Kaulitz Mère. Tout était si parfait dans sa vie que, parfois, Tom avait peur de tout perdre, alors il chérissait sa famille comme si c'était la seule chose qui comptait sur terre. Et c'était le cas. Pour Lui. La vie s'écoulait douce, et les éclairs au chocolat remplacèrent le pain d'épice. Tom avait demandé un congé pour s'occuper de Maria. Etant à son compte en temps qu'Avocat, il n'eu pas de mal à redistribuer ses affaires entre ses deux associées, Elisabeth Pean et Georges Listing.
Arrivée à 8 mois de grossesse, Maria ne sortait plus beaucoup. Elle avait toujours eu peur d'accoucher en pleine rue, ou dans quelconque magasins où elle se rendait régulièrement.
Pourtant, le 4 juillet, jour de fête nationale, ils décidèrent d'aller regarder le feu d'artifice dans une réserve naturelle à l'extérieur de la ville de New York, près d'un grand lac, sur une petite colline. De là-haut, tout paraissait plus proche. On aurait presque pu toucher les étoiles. Ils quittèrent la maison à 21 heures 30, histoire de se donner une marge de temps pour pouvoir aller manger un morceau. Tom avait été contre cette sortie, considérant Maria comme trop fragile, mais cette dernière avait insisté lourdement, lassé de passer toutes ces journées à la maison.
Ils mangèrent dans un Macdo, histoire de se rappeler le bon temps où ils étaient jeunes et toujours fauchés, et où ils mangeaient ces saloperies d'hamburger à toute heure de la journée.
Finalement, ils reprirent la route pour SpringBreak, le nom du patelin. Arrivé la bas, Tom suivit constamment du regard Mary, de peur de la perdre dans la foule, bien qu'elle lui tienne la main, ce qui aurait du être une assurance suffisante qu'ils ne se perdraient pas de vue.
« Tiens, mettons nous là. » gazouilla Maria, aux anges.
Son cher et tendre sourie fasse à cette gaité débordante. Cette grossesse n'avait pas été facile pour Maria. Elle, très active, s'était retrouver dans l'impossibilité d'exercé son boulot souvent mouvementé de publiciste à cause de son énorme ventre. Cette petite excursion était une véritable bénédiction.
Le feu d'artifice comme à son habitude était magnifique, fait de multiples couleurs qui se reflétaient dans le lac, en bas de la colline. Malgré les cris enthousiastes et un peu trop bruyant de ces jeunes à moitié bourré, de la fumer du gros bonhomme qui clopait devant, Maria et Tom passait un merveilleux moment, dans leur bulle, inconscient du monde qui les entourait.
Finalement, n'était-ce pas ça, la définition du bonheur en couple ? Etre en communion, totalement déconnecté du reste du monde, sans soucie de ce que les gens peuvent bien penser de vous, parce que la seule personne dont vous vous inquiétez le regard, c'est l'autre.
Après le feu d'artifice, Tom repris le volant. Maria semblait fatigué et il s'en sera voulut de l'épuiser à cause d'une simple sortie. Sur la route, il alluma la radio. Une des
chansons préférées de Maria emplit l'habitacle.
« La soirée n'aurait pas pu mieux finir » murmura-t-elle.
Cinquante mètres plus loin, le destin murmurait l'inverse. Mais ils n'entendaient pas son souffle glacial. L'air de piano, doux et vicieux, s'insinuait en eux, les apaisant, leur donnant l'impression que le bonheur était à porté de main.
Soudain, des phrases aveuglèrent Tom. Il grogna en forçant les sourcils, et envoya un signal de phare pour prévenir l'autre qu'il l'éblouissait.
Pourtant, la lumière était toujours là, transperçant la pureté de la nuit, et s'approchait dangereusement.
Sur la même voie qu'eux.
« ATTENTIONN ! » hurla Maria.
Les voitures se percutèrent de plein fouet. A plus de quatre-vingt dix kilomètre heure. La première voiture alla s'écraser contre la paroi rocheuse de l'autre coté de la route tandis que celle de Tom fit plusieurs tonneaux.
La seule pensée de Tom fut que leur enfant était mort. Que le choc l'avait tué d'un coup, et une douleur l'envahit, plus forte que le métal dans son abdomen.
Il finit par s'évanouir, la douleur étant trop forte. Il rêva de son enfant. De son fils, car oui, Tom était sure que ce serait un garçon. Son petit Martin. Ils étaient tous les trois à Springbreak, Martin avait un ensemble bleu avec un ballon de foot brodé dessus. Et Maria était là, assise sur l'herbe verte, le contemplant, heureuse. Et Tom se semblait si loin d'eux. Il n'arrivait pas à les approcher, et cela lui fit peur. N'était-ce pas lui qui était mort, finalement ?
Pourtant, un bruit lui laissait penser le contraire. Un bruit désagréable dans le fond de son esprit, comme un battement. Il aurait voulu le faire taire mais il persistait.
« Monsieur ? Vous m'entendez ? Monsieur ! Il faut vous réveillez ! »
La sirène d'un camion de pompier. Ce bruit incessant, c'était donc le bruit de la Vie. De l'espoir. Ils allaient s'en sortir. Et dans quelques mois ils iraient à SpringBreak. Avec Martin. Seigneur, faites que Martin vive.
« Martin » murmura-t-il, comme s'il voulait que son fils puisse entendre sa voix.
« Vous vous appelé Martin ? »
La voix était posée, mais l'homme criait. Il y avait de l'eau, un peu partout. Il pleuvait. L'homme criait car la tempête faisait rage et les gouttes comme des grêlons tambourinaient sur le pavé. Tom en avait mal aux oreilles. Tous les bruits semblaient tellement plus accentués.
« C'est mon fils... » Son fils. Oui, Martin était son fils. Son enfant.
« KARL YA UN ENFANT LA D'SOUS ! ! VITE, APPORTEZ LE MATERIEL ! »
Tom se rendit compte qu'il avait la tête à l'envers. Il voyait à travers le pare-brise fissuré la route noir, la pluie, les jambes de pompiers, des roues de véhicules rouges. Du sang coulait de sa bouche sur ses yeux. Ca le
piquait.
« Monsieur, on va vous sortir de là. »
Tom repensa à tous ces films où les pompiers sortaient ce genre de phrase bateau. Et enfin, il prit conscience qu'il venait d'avoir un accident de voiture, que sa femme et son fils était peut être mort, alors qu'ils sortaient juste regarder le feu d'artifice. Il revit la voiture qui les avait percutés, et la rage s'empara de lui. Pourquoi ? Pourquoi Lui ? Pourquoi sa femme et son fils ? Pourquoi Eux ? Est ce que ce conducteur était soul ? Est-ce qu'il n'était pas en état de conduire et qu'il l'avait quand même fait? Tom se jura de tuer cette personne si c'était le cas.
« Monsieur ? On va devoir enlever une barre de métal qui s'est logé dans votre estomac. La manipulation risque d'être difficile, c'est pour cela que je vous demanderais de rester le plus calme possible et de cessé de bouger dans la mesure du possible. Vous vous en sentez capable ? »
Le sang de Tom se mélangeait à ses larmes. Il n'avait plus aucune notion du temps ou de l'espace. Il voulait juste une chose...
« Sauvez ma femme, sauvez mon fils...Je vous en prie »
L'homme marqua un temps d'arrêt. « Je vous promet de faire le maximum pour votre famille monsieur, mais il faut aussi vous dégager de là. »
Alors Tom se laissa faire, faisant confiance à l'homme.
Le métal crissa sous la scie à métaux. Le pompier pria Tom de regarder de l'autre coté, le temps de la manipulation, pour évité qu'il se prenne des morceaux de métaux dans l'½il. C'est là qu'il la vit. Elle avait été tout ce temps là, mais Tom n'avait pas réussis à tourner la tête, de peur de voir le pire. Et le pire était là. Son visage ensanglanté ne laissait plus rien percevoir de se qu'elle avait pu être. Son corps était inerte, à moitié coincé sous la boite à gant. Ses mains étaient crispées sur son ventre. Comme toutes mères, elle protégeait son enfant, même inconsciente.
« A TROIS ON SOULEVE ! UN....DEUX...TROIS !! »
La douleur se fit plus aiguë que jamais, comme si cette barre de fer était en train de tourner dans le trou béant que formait sa chair et son estomac.
Puis, il sentait l'air entrer dans ses poumons en masse. Il sentit le vent caresser son visage. Il fut porté puis allongé dans ce qui devait être un brancard.
« Ma femme ... » murmura-t-il faiblement.
« Je ferais mon possible » furent les derniers mots qu'il entendit avant d'être transporté dans l'ambulance dont les portes se refermèrent rapidement.
Une femme brune était là. Et un homme à la peau matte et aux yeux d'un noir profond. Tom ne les entendait pas parler. Il ne voulait pas les entendre parler. Alors il attendit là, sentant les doigts froids sur sa blessure, pleurant toutes les larmes de son corps.
[...]
Il dut s'endormir, car quand il se réveilla, il se trouvait dans une chambre faiblement éclairé.
« Maria ?... »
Les larmes dévalèrent ses joues une fois de plus. Maria, Martin. Où étaient-ils ?
Il tenta de se relever mais la blessure était trop douloureuse. Il s'appuya donc sur ses bras pour pouvoir se redresser et s'adossa à la tête de lit.
« Monsieur, rallongé vous je vous pris. Le docteur Kramps va bientôt arrivé »
« Ma femme ? Je veux voir ma femme !»
Il essaya désespérément de se dépêtrer de tous ces fils, les larmes toujours présentes. « Ma femme, ma femme... »
Il se semblait si pitoyable, mais il s'en fichait tellement. Il voulait juste Maria, et son enfant.
« Monsieur Trümper ? »
Cessant tous mouvements, il releva la tête et observa le nouvel arrivant. Grand, brun, des lunettes encadrant un visage plutôt agréable.
« Monsieur Trumper...je suis désolé...Nous avons fait tout ce que nous pouvions...Mais votre femme n'a pas résister. Si cela puis vous apaiser rien qu'un peu, sachez qu'elle n'a pas souffert... »
Le monde de Tom s'écroula à cette seconde. Toute sa vie, ses projets, ses rêves, son amour. Sa vie. Tout ce pourquoi il travaillait, tout ce pourquoi il se levait le matin. Tout ce pourquoi il vivait.
« Nan... » Il suffoqua, manquant d'air. « NAAAAAAAAAAAN ! MARIAAAAA ! MARIIIAAAA ! »
Il se débâtit, griffa l'infirmière, s'affolant. Non, il ne voulait pas de cette vie sans son Amour. Il voulait juste crever. Il agrippa tout ce qu'il pouvait. Mourir, il n'avait que ce mot à l'esprit. Crever.
Ils n'étaient pas trop de trois pour le contrôler.
La douleur vous donne une puissance surhumaine.
« Monsieur Trümper Calmez Vous ! Je vous en pris. » S'écria le médecin, inquiet.
Tom se sentait pire que Rien. Une loque, une flaque creuse et asséchée.
A quoi cela servait-il de vivre dans un monde avec personne pour vous aimer ?
« Monsieur TRUMPER ! RESSAISIS VOUS ! » Grogna quelqu'un, irrité.
Qu'importe qui lui disait ses mots, il avait juste envi de lui en envoyer plein dans la gueule.
A travers ses larmes, il se mit à hurler comme un fou :
« ME RESSAISIR ? POURQUOIII ! ILS ONT TUER MA FEMME ! ILS ONT TUER MA VIE ! ILS ONT TUER MA RAISON DE VIVRE !! ME RESSAISIR ??? ALLLER TOUS VOUS FAIRE FOUTRE ! JE VEUX JUSTE CREVER ! VOUS ENTENDEZ ? CREVER ! »
Les cris de Tom provoquèrent la seule réaction que Tom n'aurais jamais imaginé.
Un petit couinement se fit entendre. Faible mais perceptible.
Tom se calma de suite. Et écouta.
Un petit couinement grognon, venant des bras de l'homme qui venait de lui parler.
« Et si vous mourrez, qui s'occupera de votre enfant ? »
Le médecin s'approcha et le c½ur de Tom défailli. Non, c'était impossible. Impossible. Et pourtant, entre les larmes qui lui brouillaient la vue, il vit la plus belle chose qu'il n'avait jamais vue. Des petits yeux chocolat, un teint rougi, les plus grosses joues qu'il n'avait jamais vues, et un duvet brun et humide pointant sur sa tête.
« Votre dossier disait que vous n'aviez pas voulu savoir le sexe avant l'accouchement...Et ...hum...C'est une fille. »
Une fille. Sa fille. Lally.
Il avait été à des années lumières de croire qu'il aurait une fille, mais alors qu'elle était là, à la regarder avec son petit air grognon et affamé, il se sentit le plus heureux des hommes de la terre. Un instant, il oublia tout.
L'espace d'une seconde, la douleur dut à la disparition de sa femme disparue, toutes les personnes présentes ne furent plus. Il n'y avait plus que Tom et cette jolie petite créature.
Il tendit les bras timidement, et le médecin la lui tendit, confiant.
Lally.
Maintenant, c'était Lally et Lui.
Il serait mort pour Maria.
Mais maintenant, il devait vivre.
Il devait vivre pour Elle.
Pour Lally.
Lally.
Alors ?T.T'
Cours vite sur MSN me dire s'que t'en pense =DD xD
Mouak ♥